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Microsoft bloque le Botnet Nitol découvert en Chine

Microsoft bloque le Botnet Nitol découvert en Chine

Edition du 17/09/2012 - par M.G avec IDG NS

A la suite d'une décision de la justice américaine, Microsoft a pu fermer un système de commande et contrôle (C&C) qui permettait la diffusion d'un botnet susceptible d'infecter des millions de PC sous Windows. Ce botnet, dénommé Nitol, avait été découvert sur  un PC acheté en Chine.



Un tribunal de l'Etat de Virginie a récemment autorisé Microsoft à mener une action pour stopper la propagation de 500 souches de malwares ciblant potentiellement des millions d'utilisateurs. 

Dans l'un de ses blogs,
 l'éditeur américain explique que cette intervention, à la fois légale et technique, baptisée du nom de code Opération b70, fait suite à une étude qu'il a menée à partir d'août 2011. Celle-ci a établi que des cybercriminels avaient infiltré une chaîne logistique non sécurisée pour introduire des logiciels contrefaits contenant un malware avec l'objectif d'infecter secrètement les ordinateurs ainsi commercialisés.


Le malware est embarqué dans des versions contrefaites du système d'exploitation Windows. Il a été conçu pour espionner les utilisateurs et déboucher sur des attaques en déni de service, explique Microsoft.

Pour l'éditeur, cette découverte soulève des questions sur l'intégrité des chaînes logistiques des assembleurs de PC. Richard Domingues Boscovich, juriste à la division DCU (Digital Crimes Unit) de Microsoft, dresse un tableau peu réjouissant de la situation globale. Selon lui, les cybercriminels sont à l'affût et feront feu de tout bois. « Si la chaîne logistique constitue pour eux un moyen d'atteindre les ordinateurs, ils emprunteront cette voie. »

Diffusion rapide par les disques amovibles


L'Opération b70 s'est donc soldée par la fermeture du système C&C (commande et contrôle) connecté aux ordinateurs infectés par Nitol, le malware préinstallé découvert par Microsoft, capable de se diffuser rapidement par l'intermédiaire de disques amovibles.

En intervenant de façon radicale, Microsoft essaie d'arrêter à la source l'activité cybercriminelle, qui vise principalement les utilisateurs de Windows en raison de la diffusion mondiale de l'OS.    


En août 2011, des chercheurs de la Digital Crimes Unit (DCU) de Microsoft, qui enquêtent sur les cybercrimes, ont acheté vingt PC en Chine, dans des centres commerciaux informatiques de différentes villes.  

Photo : Richard Domingues Boscovich - Juriste à la division DCU de Microsoft (D.R)

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