.

Documentation

Inscrivez-vous flux rss

imprimerenvoyerrecevoir

L'art de la guerre réseau


Edition du 09/02/2006 - par Marc Olanié

Shishir Nagaraja et Ross Anderson de l'Université de Cambridge viennent de publier un mémoire sur la modélisation des attaques de réseau. Comment tuer une structure peer to peer ? Comment la police peut-elle espérer réduire une bande de gangster à néant ? Comment des médecins envisagent-ils d'éradiquer une épidémie ? C'est ainsi, en substance, que les deux chercheurs présentent le problème. Et de comparer la technique de l'attaque par le sommet qui décapite une organisation pyramidale, la stratégie des assauts de bord, qui éliminent progressivement l'adversaire, le coup frontal porté à coeur... autant d'actions auxquelles une contre-mesure apporte au moins un effet atténuant, et permet même de rétablir l'équilibre des forces. Les défenses dites « naïves » -statiques ou coup pour coup- s'avèrent généralement catastrophiques. Les postes redondants ne sont guère plus efficace, prouvent, chiffres à l'appui, les chercheurs de l'Université Britannique. Les choses commencent à changer lorsque l'on tente d'appliquer une défense regroupant des noyaux de résistance, sorte d'escouades chargées de la résistance (nos chercheurs les désignent sous le terme de « clique », dont le sens originel en français a subit quelques dérives). Contre ce type de défense, les attaques visant le sommet de la pyramide hiérarchique n'ont que peu de chances de succès, le noyau dur constituant une entité autonome. En revanche, un « coup direct » porté au coeur de la structure de réseau est fatale pour le groupuscule de défense. Lequel devra à son tour s'adapter. Les défenses constituées de ces fameuses cliques, elles-mêmes secondées par une unité de défense envoyée en « délégation ». En d'autres termes, le noeud sensible se déconnecte d'un de ses voisins proches, et utilise un troisième voisin qui jouera les intermédiaires. Cette technique de cloisonnement, bien que ralentissant les échanges de données à l'intérieur du périmètre défensif, limite la « casse » aux éventuels délégués.

Reste que ces modélisations, si elles s'avèrent efficaces dans le cadre de wargames, sont assez difficiles à mettre en oeuvre dans un contexte de réseau pur. L'idée même d'un câblage virtuel des multiples hôtes constituant une infrastructure exige des équipements coûteux, et la virtualité.

Rejoignez reseaux-telecoms.net, commentez cet article
Nombre de commentaires postés (0) - Lire tous les commentaires
Pour commenter cet article inscrivez vous ou identifiez vous ci-dessous si vous êtes déjà inscrit :

Email :
Mot de passe :  oublié ?
Mémoriser mes identifiants
L'ACTUALITÉ DU JOUR
Un pas de plus vers les paiements sans contact avec la certification EAL 4+ d'une carte SIM NFC

Les paiements sans contact depuis un mobile se rapprochent chaque jour de la réalité. Le (...)

CANAL+ progresse dans la dématérialisation des contrats avec ses points de vente

CANAL+ dématérialise certains éléments contractuels qui le lient à son réseau commercial. (...)

CDSE : prévenir et réagir face aux pertes de données

Le Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises édite une revue quadrimestrielle (...)

Les RSSI disposent d'une nouvelle communauté

A côté d'associations comme le Clusif et les Clusir ou de la communauté du Cercle (...)

Les médecins mis à l'amende en 2012 pour refus de la dématérialisation

L'Assurance maladie a précisé, lundi 3 janvier, que la taxe de 50 centimes d'euro (...)

Le Syndicat de l'Intelligence Economique reçoit l'appui du délégué interministériel

Par voie de communiqué, Olivier Buquen, délégué interministériel à l'Intelligence (...)

La Banque de France victime d'une attaque de Phishing

La Banque de France met en garde le public après avoir été alertée, le vendredi 17 (...)

Recherche



Sondage flash

Agenda