.

imprimerenvoyerrecevoir

Histoires de hackers (1)


Edition du 14/09/2006 - par Marc Olanié

La semaine écoulée fut riche en hacking de toutes sortes. Des hackings « noirs » et honteux pour certains, d'autres plus glorieux et scientifiques, d'autres enfin simplement utiles à l'administrateur ou au RSSI.

Commençons par les plus condamnables, avec l'élimination d'un hacker notoire, Patricia Dunn, instigatrice d'une campagne d'écoutes téléphoniques digne du Watergate. Journalistes, membres du « Board », les victimes ont été nombreuses. Dunn, bien que démissionnée de ses fonctions de Chairwoman de Hewlett Packard, continue de recevoir un salaire de l'entreprise... probablement pour services rendus à la Patrie. L'article le plus complet de la presse américaine sur ce sujet est publié par le Focus. Lorsqu'un Président montre l'exemple, il est assez logique que les élites qui le soutiennent adoptent ses manières.

Encore une histoire de dirigeants véreux, racontée par le cabinet d'analyse Britannique YouGov pour le compte de Hummingbird : 1/3 des directeurs de Grande Bretagne (sur un panel d'environ 1400 sondés) avouent avoir volé des documents de leur entreprise à l'occasion d'un départ. 17% des cadres supérieurs reconnaissent succomber aux mêmes pratiques. Soit le pouvoir corrompt de plus en plus le monde des affaires, soit les informations stratégiques sont de plus en plus cloisonnées grâce aux NTIC, laissant aux seuls dirigeants et gradés la possibilité de se « payer sur la bête ». Côté profession de foi, 37% des cadres féminin affirme que jamais elles ne subtiliseraient la moindre information appartenant à leur employeur en cas de départ, contre 25 % du côté de leurs homologues masculins. Rappelons que le scrupule est avant tout une unité de poids romaine qui ne pesait pas vraiment lourd (1,1275g ou 1,136g, soit un tiers de Drachme). Les fuites concernent les documents de formation dans 51% des cas, les manuels de procédure (48%), les informations financières (18%) et les fichiers clients (14%)... il faut dire que les peines encourues, en cas d'espionnage industriel prouvé, sont plus lourdes pour un vol de données économiques que pour l'emprunt d'un manuel décrivant une méthode de travail. C'est pas en France, pays où l'on cultive l'amour de son prochain, le souci de l'équité, le respect de la parité et accessoirement l'intérêt pour les parachutes de couleurs chatoyantes, que de telles choses pourraient arriver.

Rejoignez reseaux-telecoms.net, commentez cet article
Nombre de commentaires postés (0) - Lire tous les commentaires
Pour commenter cet article inscrivez vous ou identifiez vous ci-dessous si vous êtes déjà inscrit :

Email :
Mot de passe :  oublié ?
Mémoriser mes identifiants
L'ACTUALITÉ DU JOUR
Un pas de plus vers les paiements sans contact avec la certification EAL 4+ d'une carte SIM NFC

Les paiements sans contact depuis un mobile se rapprochent chaque jour de la réalité. Le (...)

CANAL+ progresse dans la dématérialisation des contrats avec ses points de vente

CANAL+ dématérialise certains éléments contractuels qui le lient à son réseau commercial. (...)

CDSE : prévenir et réagir face aux pertes de données

Le Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises édite une revue quadrimestrielle (...)

Les RSSI disposent d'une nouvelle communauté

A côté d'associations comme le Clusif et les Clusir ou de la communauté du Cercle (...)

Les médecins mis à l'amende en 2012 pour refus de la dématérialisation

L'Assurance maladie a précisé, lundi 3 janvier, que la taxe de 50 centimes d'euro (...)

Le Syndicat de l'Intelligence Economique reçoit l'appui du délégué interministériel

Par voie de communiqué, Olivier Buquen, délégué interministériel à l'Intelligence (...)

La Banque de France victime d'une attaque de Phishing

La Banque de France met en garde le public après avoir été alertée, le vendredi 17 (...)

Recherche



Sondage flash

Agenda