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Progression de la dématérialisation des factures en France sous la pression de grands donneurs d'ordre


Edition du 27/11/2009 - par Bertrand LEMAIRE

La dématérialisation des factures dans les entreprises françaises représente pour les fournisseurs di domaine un marché en progression de 21% en 2009 selon le cabinet Markess.

La très grande majorité des factures entre entreprises sont encore échangées au format papier mais de grands donneurs d'ordre déclenchent des effets boule de neige à l'instar d'un Carrefour ou d'un Auchan. Si la dématérialisation fiscale progresse, il reste du chemin à parcourir avant une large généralisation.

La dématérialisation des factures reste marginale sur le volume total de factures échangé en France ou dans le monde. Mais, selon une étude menée par Markess International(*), elle est en forte progression et des ilots d'usages se développent par effet boule de neige à partir de grands donneurs d'ordres comme par exemple Carrefour, dont 80% des factures entrantes sont aujourd'hui dématérialisées avec valeur fiscale.

Côté marché des offreurs, le cabinet d'étude évalue à 400 millions d'euros en France en 2009 le marché des logiciels et des services associés aux projets de dématérialisation de factures, contre 330 millions en 2008, soit une progression de 21%. La tendance va se poursuivre ; entre 2009 et 2011, le cabinet d'études prévoit une croissance annuelle moyenne de 29% pour ce marché. La crise semble peu impacter ces projets.

Il est vrai que la motivation essentielle pour la dématérialisation des factures reste la baisse du coût de leur traitement. Liée à l'automatisation et à l'accélération des processus comptables et financiers (avec les impacts évidents sur la trésorerie), cette baisse est maximale avec la dématérialisation fiscale de bout en bout. L'impact sur l'image d'une entreprise adoptant la facturation électronique n'est pas non plus neutre, cette entreprise pouvant paraître davantage éco-responsable.

La notion de dématérialisation de factures est appréhendée différemment selon les entreprises, celles-ci mettant en oeuvre des méthodes et des technologies différentes. Le premier niveau est un transfert papier « ordinaire » de la facture. Puis le traitement de celle-ci chez le destinataire se fait au travers d'une numérisation du papier qui, seul, conserve une valeur légale.

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