Le courrier non sollicité coûterait, grosso modo, 5 millions de dollars par an à un ISP typique en ne considérant que les coûts de stockage. Coté trafic, ce serait près de 40 % du volume de courrier transité qui aboutirait soit dans un filtre anti-spam, soit dans les corbeilles des usagers. Des usagers qui reçoivent en moyenne une centaine de pourriels par semaine, 65% de ces usagers consacrant près de 10 minutes par jour à détruire ces prospectus indésirables, 24 % y passant plus de 20 minutes... un temps qui, répercuté sur les salaires horaires moyens d'une PME américaine, se chiffre aux environs de 250 000 $ par an. L'article d'Eric Ogren, dans les colonnes de CSO, s'achève par un petit exercice de calcul primaire :
-soit un serveur recevant 57% de courriers indésirables (17% s'il dispose d'un filtre spécifique) (ndlr, Ogren est un fichu optimiste)
- Soit une valeur moyenne de 17 Ko par message
- Calculez : Le coût de votre espace de stockage utilisé en pure perte, la bande passante perdue inutilement, le temps perdu par employé pour nettoyer leur boîte de réception.
- Reprenez ces calculs en considérant que le volume de courrier doublera en 2003.
- Accessoirement, développez une stratégie analytique pour pousser votre sous-traitant en sécurité à prouver l'efficacité de ses outils et le ROI obtenu... histoire de négocier les prix des licences.
Question subsidiaire de R&T : Si la totalité des fournisseurs d'accès était liée à un contrat SLA portant sur les services de messagerie, calculez leur manque à gagner (investissement locaux de filtrage, frais de justice, facturation des bandes passantes effectivement consommées)