Vérité en deçà des Appalaches, mensonge au-delà, déclare en substance Ryan Hamlin, un respectable directeur travaillant pour le Microsoft Technology Care and Safety Group. Tout en se félicitant des condamnations excessivement lourdes qui ont frappé certains rois du Spam, notamment Scott Richter, ce sémillant patron déplore les mesures anti-pouriel prises par le gouvernement néo-zélandais, mesures qui pourraient entraver ce « merveilleux véhicule qu'est le marketing par courrier électronique » (" the amazing vehicle of e-mail marketing "). Un article fort édifiant sur l'interprétation toute jésuitique du bien et du mal selon l'origine ethnique du porteur de fusil dans les colonnes du magazine Stuff. Rappelons que William Gates, Chief Scientist et co-fondateur de Microsoft, s'est ouvertement et par écrit déclaré favorable aux opérations de diffusion de spam par « opt out ». Un détail qui n'échappait pas à nos confrères américains à l'époque. L'attitude de Microsoft, quand à elle, n'a pas changé d'un iota : le spam, lorsqu'il défend des idées commerciales nobles, ne doit pas être entravé. Mais comment définir la noblesse d'un commerce ? Par la taille de l'entreprise émettrice ? Par son honnêteté ? Par le « politiquement correct » de la nature des produits vendus ? Par la renommée (celle qui vaut mieux que ceinture dorée) de l'entreprise ? En voilà, un beau sujet du bac, section « PrépA ».