Et si Oussama Ben Laden engageait des crackers ? A quoi peut bien ressembler une « guerre mondiale électronique totale » ? Après les critiques acerbes du GAO sur la manière de gérer les deniers attribués au DHS, après les rapports au Sénat effectués par l'administration fédérale et minimisant l'importance d'une cyberguerre, voilà que la CIA remet la question sur le tapis. Cette semaine, nous assure notre confrère Computer World, débute l'opération nom de code « Horizon Silencieux ». Il est vrai que les guerres électroniques font moins de bruit que les bombes à guidage laser ou que les cris des enfants déchiquetés par les mines anti-personnelles. Moins de victimes aussi, fort heureusement, à tel point que le DHS a récemment publié un rapport sur les menaces terroristes potentielle qui reléguait les cybermachineries au rang d'improbabilité proches de l'inverse de l'infini. L'illettrisme frappe peut-être du coté de la CIA.
Une simulation dont la mise en oeuvre ne doit pas particulièrement être gratuite. Mais au nombre des justifications invoquées, les intéressés évoquent un passage des écrits de l'Imam Samudra, lequel s'interrogeait sur le « pourquoi pas » de l'enrôlement de hackers par Al Quaïda. Il semblerait que Samudra ait déjà remporté une manche. Avec un chapitre de son livre, il a déjà fait dépenser à ses ennemis jurés une somme considérable et entretenu à peu de frais le terreau de la suspicion et du doute. De toutes les attaques virtuelles, la CIA semble ne pas pouvoir virtualiser la plus simple : celle que l'on appelle l'intox.