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Les éditeurs littéraires devront désormais se prémunir du piratage des livres


Edition du 24/10/2009 - par Maryse GROS

Le Motif suggère de développer l'offre de livres numériques légale.

Le téléchargement illégal de livres sur Internet reste un phénomène mineur en France et concerne moins de 1% des titres qui sont disponibles au format papier.

C'est ce que fait apparaître l'étude EBookZ présentée cette semaine par Mathias Daval, d'Edysseus Consulting, et le Motif, observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France.

Il ne s'agit pas ici du piratage de livres numériques, mais du piratage numérique des livres sur papier qui pose notamment le problème de la protection du droit d'auteur au même titre que la diffusion par photocopie.

L'étude porte sur l'ensemble des textes piratés proposés au téléchargement, issus de livres publiés en français par des éditeurs français. Pour la plupart, ces textes ont été numérisés par ceux qui les mettent à disposition sur le Web, au prix d'un « travail fastidieux de 6 à 10 heures minimum pour un résultat de bonne qualité ». Qualité qui est pourtant proposée pour 77% des ouvrages ainsi accessibles.

Gallimard, Dunod et Hachette arrivent dans le peloton de tête des éditeurs ayant le plus de titres piratés. Ce sont les livres piratés de sciences, technique et médecine qui sont les plus représentés sur le Net, aux côtés des ouvrages de philosophie, de littérature de science-fiction et fantastique, d'informatique et de cuisine.

L'étude diffusée par le Motif montre que 95% des livres piratés ne disposent pas d'une offre numérique légale. En conclusion, l'étude recommande aux éditeurs de développer leur catalogue numérique en s'appuyant sur des modèles économiques innovants.

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