Des organisations privées et publiques si elles ont un rôle stratégique en France peuvent se voir forcées d'appliquer des directives nationales de sécurité (DNS). Les DNS impactent l'informatique. Et il n'est pas simple de les appliquer car elles sont classifiées.
Le 25 juin, le Cercle Européen de la Sécurité et des Systèmes d'Information a consacré son séminaire mensuel aux directives nationales de sécurité (DNS) dont certaines dispositions ont des impacts sur l'informatique.
A ce jour, les services gouvernementaux ont identifié 234 opérateurs dans 12 secteurs d'activité comme étant concernés. Ils sont présents aussi bien dans l'industrie que dans les établissements publics. Mais les considérations liées au Secret Défense compliquent légèrement les choses. En effet, ces informations sont classifiées, c'est à dire que l'on ne peut pas en parler librement.
Pierre Lasbordes, député spécialiste des questions de sécurité, a tout d'abord rappelé ce que sont les DNS. Celles-ci concernent les infrastructures critiques dans un secteur d'activité vital, autrement dit des services nécessaires pour répondre aux besoins essentiels du pays ou de la population. La définition est assez large pour inclure aussi bien les hôpitaux que la SNCF.
L'objet des DNS est de préserver la sécurité de ces infrastructures afin de garantir leur fonctionnement continu. Chaque secteur vital est rattaché à un ministère coordinateur qui rédige les directives nationales de sécurité (DNS) sous la coordination du secrétariat général du Gouvernement. Les DNS sont ensuite adressées à tous les opérateurs « d'importance vitale » qui ont l'obligation de les appliquer à leurs frais.
Photo : Pierre Lasbordes, député spécialiste des questions de sécurité. (D.R.)
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