Les députés européens donnent leur feu vert à la mise en circulation des passeports biométriques. Hier, les élus du Parlement européen ont approuvé à une large majorité une réglementation autorisant l'inclusion d'un support de stockage numérique dans les passeports des ressortissants des 27 Etats membres. Une photographie et deux empreintes digitales y figureront.
L'idée de créer des passeports biométriques s'est imposée après les attentats du 11 septembre 2001. Les partisans de l'apposition des empreintes digitales arguent que celles-ci contribueront à renforcer la sécurité aux frontières, en compliquant la tâche des personnes malintentionnées désireuses de voyager avec un titre falsifié ou volé.
Mais cette nouvelle génération de passeports suscite également les craintes des tenants des libertés individuelles. Ils redoutent en premier lieu la création d'un fichier qui recenserait les empreintes digitales de toute la population. Ils s'effraient ensuite de ce que le recours à la biométrie ne produise les effets inverses de ce pour quoi il est pensé. « Il existe un risque que les policiers aux frontières se reposent trop sur la technologie aux dépens des techniques traditionnelles d'identification », explique ainsi le chercheur en sécurité Richard Clayton, de l'Université de Cambridge.
Une inviolabilité
qui reste à prouver
« Avec les passeports actuels, les agents des frontières examinent attentivement les visages des voyageurs. ...
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