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La vidéo surveillance en phase de démarrage en France

La vidéosurveillance en phase de démarrage en France

Edition du 24/09/2008 - par Claude Levillain, de la société Sinovia *

En France, la vidéo surveillance prend de l'ampleur. Elle reste cependant loin des 4,5 millions de caméras de Grande Bretagne. Le processus d'autorisation de déploiement conserve une part de flou. Les dispositifs techniques évoluent vers plus d'intelligence embarquée.

La vidéo surveillance prend une place croissante dans la vie quotidienne. La France a dépassé les 300 000 caméras opérationnelles selon le ministère de l'Intérieur, en 2007. Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur désire: « tripler le nombre de caméras de vidéo surveillance d'ici à fin 2009 ». Dans le même temps, les technologies évoluent avec des systèmes numériques de CCTV (Closed Circuit TV). Les caméras évoluent vers une intelligence embarquée qui permettra de discriminer considérablement les détections d'alertes : objets enlevés ou abandonnés, maraudage, comportement, reconnaissance ou tracking en minimisant le volume des flux en circulation sur les réseaux.

Comment concilier le besoin de sécurisation au respect des libertés ? En pratique, le processus d'autorisation des systèmes de vidéo surveillance nécessite encore d'être clarifié :

- Une autorisation dépend de l'autorité des Préfets selon la loi 95-73 du 21.01.95 (orientation et programmation relative à la sécurité, sur la vidéo surveillance),

- Une autre autorisation est sous le contrôle de la CNIL selon la loi 78-17 du 06.01.78 modifiée 2004-801 du 06.08.2004 (relative à l'informatique, aux fichiers et libertés).

- La CNIL a rappelé au ministre de l'intérieur par sa lettre du 15.04.2008, l'obligation de statuer en Conseil d'Etat et après avis de la CNIL, compte tenu de l'évolution des techniques numériques, tant en capture d'images qu'en enregistrement, qu'en capacité d'analyse, et de reconnaissance.


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