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La ministre de l'intérieur précise son dispositif anti-cybercriminalité

La ministre de l'intérieur précise son dispositif anti-cybercriminalité

Edition du 10/06/2008 - par Vincent Delfau

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, a ouvert, le mardi 10 juin au matin, l'atelier consacré à la lutte contre la cybercriminalité dans le cadre des Assises du numérique. L'occasion de détailler les mesures sur lesquelles elle mise pour endiguer les dérives du Web.

Soucieuse de dissiper les craintes nées chez les défenseurs des libertés individuelles - notamment après la mise en ligne du projet de Charte de confiance en ligne durant le week-end dernier, la ministre de l'intérieur se veut rassurante. Son objectif n'est pas de fliquer Internet. « Il ne s'agit pas de créeer un 'Big Brother' », promet-elle. Une phrase déjà prononcée le 14 février, quand elle avait dessiné l'esquisse de son arsenal. Du reste, les mesures annoncées ce 10 juin se contentent, dans leur majorité, de reprendre celles déjà évoquées cet hiver.

Mettre les petits hackers au service de la collectivité
C'est notamment le cas pour les moyens humains mobilisés. La ministre rappelle ainsi sa volonté de doubler le nombre de policiers détachés à lutter contre la cybercriminalité, et qui recevront en outre une formation commune. Plus anecdotique, on note la volonté de Michèle Alliot-Marie d'infliger des peines d'intérêt général à l'encontre de ceux qu'elle décrit comme les « petits hackers », qui ne manifestent pas de véritable intention criminelle. Ils mettront ainsi, explique la ministre ...

Photo : Michèle Alliot-Marie, Ministre de l'intérieur

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