La Commission Européenne se félicite de l'existence de sa base de données d'empreintes digitales, pour sa gestion du régime d'asile européen commun. La base de données s'intitule Eurodac et constitue un outil biométrique créé à l'échelle de l'UE afin de déterminer l'État membre responsable de l'examen d'une demande d'asile.
Les statistiques 2008 montrent que le nombre de «demandes multiples», c'est-à-dire de demandes d'asile présentées par des personnes ayant déjà introduit une demande dans le même pays ou dans un autre État membre, demeure stable: 17,5 % des demandes d'asile présentées en 2008.
L'outil Eurodac permet le stockage et la comparaison des empreintes digitales des demandeurs d'asile et des personnes entrées illégalement dans l'UE, et, d'autre part, empêche ce qu'on appelle l'"asylum shopping", c'est-à-dire la course à l'État membre le mieux-disant, selon Jacques Barrot, vice-président de la Commission chargé du portefeuille "Justice, liberté et sécurité" .
L'unité centrale d'Eurodac, qui gère le système central, a été opérationnelle pendant 99,84% de la période couverte par le rapport, assurant un service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Selon la Commission, le système a continué à donner des résultats très satisfaisants en termes de vitesse, d'efficacité, de sécurité et de rentabilité.
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