Réseaux-Télécom.net

L'écoute américaine de Swiftnet n'est pas la bienvenue

L'écoute américaine de Switfnet n'est pas la bienvenue

Edition du 18/11/2009 - par Maryse Gros avec IDG News Service, et Jean Pierre Blettner

La France s'oppose à l'accès des Etats-Unis dans le réseau interbancaire Swift. L'Allemagne, l'Autriche et la Finlande craignent également que l'accord négocié actuellement par la Suède, présidente en exercice de l'Union Européenne, ne soit trop intrusif.

Plusieurs pays européens, dont la France, souhaitent faire marche arrière sur l'ébauche d'accord qui permettrait aux agences anti-terroristes américaines d'accéder aux données bancaires de millions de citoyens européens.

Ces informations en question transitent par le réseau Swift, qui est un service de transfert interbancaire gèrant des millions de transactions internationales chaque jour.

La Suède, qui assure actuellement la présidence tournante de l'Union Européenne, a négocié avec le gouvernement américain un accord qui permettrait à ce dernier de pouvoir examiner un large éventail de données incluant numéros de comptes bancaires, adresses et numéros d'identification.

La France, l'Allemagne, l'Autriche et la Finlande craignent que cet accord ne soit trop intrusif. La ministre allemande de la justice s'est notamment dit opposée à un accord qui autoriserait le transfert d'énormes quantités de données « sans garantie de protection légale ».

L'intervention de ces quatre pays fait écho aux inquiétudes exprimées par plusieurs parlementaires européens qui estiment avoir été tenus à l'écart des négociations. Pour l'instant, les lois de l'Union Européenne ne prévoient pas d'inclure les ...

Photo : Le président de la CNIL, Alex Türk confiait le 9 octobre dernier lors des Assises de la sécurité à Monaco que Swift l'inquiétait. Il a alors décrit toute la difficulté de travailler avec les américains dans ce cadre.

Page suivante (2/2) >