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Bluetooth, outil indispensable pour casseur


Edition du 24/08/2005 - par Marc Olanié

A deux pas du très respectable collège de Cambridge, les adeptes du vol à la roulotte se sont singulièrement adaptés aux nouvelles technologies de l'information. Ces « petits criminels » utilisent des téléphones Bluetooth pour « scanner » la présence d'un ordinateur portable laissé malencontreusement dans un véhicule. Même caché sous un siège, le micro portable « répond » souvent par défaut à une requête Bluetooth. Il n'y à plus qu'à forcer la porte et s'enfuir avec la machine. Chez les fourgues, à Glasgow comme à St Ouen, l'autoradio, çà ne rapporte plus un kopek. Mais la cote du Vaio, du Thinkpad ou du Portégé est en pleine remontée. Surtout si l'appareil est livré avec son sac de transport et son bloc d'alimentation. La police est d'autant plus impuissante que l'on imagine mal arrêter une personne sous prétexte qu'elle utilise un GSM. En règle générale, on pourrait même considérer ladite personne comme victime. Zarma, m'prends pas la cheutron, j'casse pas, j'téléphone à ma meuf et j'rapporte des thunes à p'tit-Breton ! ...

Bon, alors plutôt que de chasser la cyber-petite-frappe, la police britannique continue son travail. A savoir « fliquer son prochain », ce qui, il faut l'admettre, est une vocation quasi organique dans la police. Et qui peut-on encore mieux fliquer que le plus facilement localisable des contribuables ? L'automobiliste, bien sûr. En installant par exemple une étiquette RFID dans les plaques d'immatriculation des véhicules grands-bretons. L'idée fera la fortune de son principal promoteur et commerçant, e-Plate et le désespoir des défenseurs des libertés individuelles, lesquelles, Outre Manche, ont tendance à sérieusement se restreindre. L'article de Wired sur le sujet prévient des risques de dérives bigbrotheristes d'une telle innovation. Pourtant, de prime abord, on pourrait y voir là un moyen très efficace contre le vol de véhicule par exemple. Mais ce genre d'argument ne peut convaincre qu'une frange excessivement limitée de la population, en fait, les enfants de moins de 8 ans. Passé cet âge, les jeunes gens sont pervertis par les vieux James Bond, la série Mission : Impossible, les romans d'Agatha Christie, et ont appris que les plaques d'une automobile, ca pouvait se changer en deux coups de tournevis.