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Bluetooth, indispensable aux phono-spammeurs


Edition du 24/08/2005 - par Marc Olanié

De la publicité de proximité via Bluetooth annonce le New Scientist, c'est désormais possible. Et cela faisait longtemps que l'on en parlait. La chose avait même fait l'objet de plusieurs discours et propositions de la part du Bluetooth SIG, notamment à l'époque des premiers drafts de Bluetooth 2.0. L'idée est simple : Vincent Pourcent, épicier de son état, installe un émetteur Bluetooth rayonnant dans l'immédiat périmètre de son étalage, et énonçant le slogan suivant : « Elles sont belles mes oranges, elles sont pas chères ». Le quidam et néanmoins chaland voit son attention attirée par une sonnerie tonitruante émanant de son téléphone portable. Apprenant la nouvelle, il décide d'investir aussitôt dans trois boîtes de petits pois (tout le monde n'apprécie pas les oranges). Du coup, l'usager du téléphone soit subit cette inondation de réclames, soit désactive les fonctions Bluetooth de son terminal. Après les risques de vol à la roulotte, de vol de carnet d'adresses, de vol de communication, d'espionnage à distance, de hack de données contenues dans les smartphones, de vol de droit d'accès à certains hot-spot WiFi, voici le Spam aux Dents Bleues. On se demande bien qui peut encore éprouver le moindre intérêt pour une technologie aussi intrusive et aussi peu sécurisée. Ah, si, bien entendu ! Les vendeurs d'accessoires téléphoniques, les professionnels des équipements de « seconde monte » du secteur automobile, les éditeurs de logiciels de filtrage de contenu pour appareils mobiles et les spécialistes de l'anti-virus pour GSM. Car, bien sûr, entre temps, quelques bandes organisées de hackers seront parvenues à insérer exploits, infections et rootkits dans ces affiches publicitaires par radio.