33 000 militaires de l'US Air Force ont été prévenus d'un risque d'utilisation frauduleuse de leurs identités. Le centre du personnel de l'USAF se serait en effet fait pirater le réseau chargé des affectations. Parmi les données subtilisées, on compte les noms, prénoms, dates de naissance et numéros de sécurité sociale des « victimes ». Pour l'heure, aucune utilisation frauduleuse n'a été constatée. Le vol en lui-même et l'attaque, comparé par exemple au hack de Wachovia, revêt une importance très mineure. Mais l'armée est, Outre Atlantique, un symbole excessivement fort, surtout en ces temps de conflits. Cette mésaventure nous rappelle que la puissance d'une institution n'est en aucun cas un garant de sécurité informatique. Un Ministère, une banque, l'Armée, les institutions judiciaires, une grande entreprise, tous utilisent peu ou prou les mêmes technologies, possèdent des moyens comparables en matière de lutte contre le crime informatique, et sont victimes des mêmes faiblesses.